Parcourez nos villages
En empruntant la RN 137 reliant Nantes à Bordeaux, vous arriverez à Moreilles, petit village situé sur une ancienne île du Marais Poitevin. Il fut célèbre jadis par son abbaye bénédictine, qui brûla deux fois, et par la présence de l’abbé Armand Jean du Plessis, futur Cardinal de Richelieu. Cette Abbaye est l’une des pionnières dans les assèchements du marais. Moreilles est devenu commune à part entière il y a un siècle seulement (19 janvier 1893). Nous vous invitons à découvrir ce petit bourg, où se trouve un ancien Relais de Poste, construit sur la route séculière de Bordeaux à St Malo, avant de partir vers le chef-lieu de canton.
Avec son église du XIXème siècle, fièrement dressée sur ses falaises fleuries de valérianes et parfumées de giroflées, avec Aisne et Le Sableau, Chaillé les Marais se situe au cœur du Marais Poitevin. De la falaise de l’An VII, une superbe vue panoramique s’offre au regard ; par les sentiers aménagés, en flânant le long de la falaise, on découvre le site de l’arrêté de biotope avec ses fleurs et plantes protégées. Du côté nord, on fait le tour de la motte féodale, témoignage du précédent millénaire. Autrefois nommés « l’île Cariot », Chaillé les Marais offre, par son charme discret, aux amoureux de calme et d’authenticité, la possibilité de se détendre et de rêver.
Puis, vous partirez en direction de Vouillé les Marais, ancienne île basse, sur laquelle existait un prieuré bénédictin, connu depuis le Moyen-Age pour son pèlerinage à Saint Maixent. Vous ne manquerez pas de visiter l’église bâtie au XIVème siècle sur l’emplacement de la chapelle primitive. Tout près, le vieux village du Jard, ancien village de pêcheurs, mérite un détour. Le chemin des vignes mène à La Tublerie dont le moulin domine les anciennes demeures, d’où l’on se dirige vers le « Bois des Laves », dernier bois aquatique subsistant d’un passé récent. Vous suivrez la route du « Grand Marais » où le pittoresque sentier pédestre rejoint La Taillée.
La Taillée est un village créé par les moines lors des derniers travaux d’assainissement du XIIIème siècle. Il devient indépendant en 1906 en se séparent de Vouillé les Marais. On remarquera le plan rationnel : la route d’eau, la rue et la route des champs sont parallèles et reliées par des venelles d’accès communs. Les champs sont délimités par de séculaires murets de pierres sèches. Les habitants sont propriétaires d’un petit marais communal (marais Garreau) destiné au pacage commun des animaux. Un circuit nautique permet d’accéder à la rivière Vendée, rivière qui a donné son nom au département.
Le passage à gué qu’il était nécessaire d’emprunter autrefois est aujourd’hui remplacé par deux ponts qui mènent au bourg du Gué de Velluire. Cette commune, ancien lieu de commerce, a vu se dérouler des combats terribles lors des guerres de Religions. En montant la rue de l’église, on pourra remarquer de très vieilles maisons, parfois datées. Une visite s’impose à l’église centenaire de Saint Martin et à l’antique fontaine en contrebas. En gravissant la côte, vous atteindrez les Gargouillasses, magnifiques falaises, autrefois battues par les flots, qui dominant le marais d’une hauteur de plus de 40 mètres, offrent un panorama exceptionnel dans toutes les directions. Vous trouverez une autre vue panoramique à la butte des Tertres (point culminant du Marais Poitevin) avec table d’orientation.
Vous vous dirigerez ensuite vers L’Ile d’Elle, îlot calcaire émergeant au milieu du « Golfe des Pictons ». Sentier pédestre et table d’orientation vous offrent une vue sur les marais d’alentour. L’Ile d’Elle est d’une richesse halieutique exceptionnelle avec d’importants cours d’eau : Vendée, Sèvre Niortaise, Canal de Pomère. Ceux-ci abritent de nombreuses espèces : sandre, brochet, black-bass et même silure sans oublier l’anguille. Vous découvrirez un ouvrage unique en son genre : le Gouffre. Par siphon, le canal de Vix passe sous la Vendée, laquelle va se jeter dans la Sèvre Niortaise. Vous apprécierez le calme de l’étang de la Sablière. Ce plan d’eau très ombragé abrite les ébats des cygnes et poules d’eau au milieu des nénuphars.
Puis, en passant par Le Sableau et Aisne, vous prendrez la direction de Sainte Radegonde des Noyers. Cette commune rurale s’étend de la Ceinture des Hollandais au nord, à la Sèvre Niortaise dans sa partie maritime au sud. Elle est située, elle aussi, sur une ancienne île du Golfe des Pictons, au cœur des marais desséchés du Marais Poitevin, quadrillés par de nombreux fossés et d’importants canaux, lieux privilégiés des pêcheurs. Elle possède trois écluses, chacune avec des portes à flots. C’est la marée montante qui ferme ces portes pour éviter à l’eau salée de remonter dans les terres. Ces écluses sont installées sur le Canal des Cinq Abbés, du Clain et de Vienne. Sainte Radegonde des Noyers est un bourg paisible qui se caractérise par ses jardins entourés de murets de pierres sèches, ses venelles (ruelles étroites entre deux habitations) et son église du XVIème siècle où 7 vitraux retrace la vie de la Sainte Patronne de la commune.
Puis vous rejoindrez Champagné les Marais dont vous pourrez visiter la vieille église du XIIème et XVIème siècle, située au milieu d’une place ombragée. Ce village est situé sur un plateau calcaire entouré de marais desséchés jouxtant la baie de l’Aiguillon. De nombreux canaux sillonnent son territoire : celui de l’Epine se jette dans l’anse du Brault, ceux de Champagné et de Luçon se jetant dans la baie de l’Aiguillon. En les longeant, vous traversez les vieux marais salants, les nouvelles « prises », terres conquises sur la mer par la création successive de digues en 1824, 1852, 1889, et vous arriverez aux Mizottes. Paradis des oiseaux, ces prairies sont recouvertes aux marées hautes et exploitées pour leur foin de « pré salé ». Vous y sentirez la mer présente mais lointaine et difficilement accessible. C’est un lieu idéal pour observer et découvrir la Baie de l’Aiguillon.